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Adieu à Philippe Petit-Roulet : l’art en deuil

Philippe

À l’âge de 70 ans, Philippe Petit-Roulet a tiré sa révérence. Sa créativité marquante, ayant traversé diverses époques, occupe une place unique dans l’art français.

Philippe Petit-Roulet, illustre figure de la bande dessinée et de la publicité, a brillé par sa simplicité, son talent et sa discrétion. Décédé le 3 août, le monde artistique a perdu une figure emblématique.

Philippe Petit-Roulet : un début parisien, une révélation artistique

Né à Paris en 1953, Philippe a d’abord captivé le public en 1979 grâce à « L’Echo des Savanes ». Cependant, avant cet exploit, il avait exploré l’art aux Beaux-Arts. Ensuite, il s’est plongé dans le magazine Zinc et a prêté son talent au journal écolo « La Gueule ouverte » de Pierre Fournier. Après sa période à L’Echo, il dévoile son premier album chez les éditions du Fromage.

Malheureusement, cette maison a rapidement disparu. Ses premiers dessins, quant à eux, évoquent clairement le style de figures connues telles que Patrice Leconte et Colman Cohen, souvent vus dans « Pilote ».

Des collaborations fructueuses, un style affirmé

Lorsqu’on parle de Philippe, impossible d’ignorer sa collaboration avec Didier Martiny. Ensemble, ils ont conquis divers magazines, notamment Charlie Mensuel et Fluide Glacial. Parmi leurs œuvres, on retrouve des perles comme « Macumba river » ou encore « Le Syndrome du hérisson ». En parallèle de ses dessins, Philippe s’est aventuré dans la scénarisation. D’ailleurs, il a contribué à « Soirs de Paris » aux côtés de François Avril.

Son style, à la fois simple et vivant, traduit parfaitement les nuances de la vie quotidienne. Ce talent singulier a rapidement attiré l’attention des publicitaires de Twingo. Ils ont collaboré à plusieurs reprises, créant des campagnes inoubliables. Mais Philippe ne se limitait pas à un seul style. Par la suite, il s’est orienté vers la littérature jeunesse. D’ailleurs, il a co-créé « Les Aventures de Peluchon » avec Lionel Koechlin. Plus tard, il a introduit Humpf et la Smockomobile en 1992, une œuvre personnelle.

Alors que l’artiste nous a quittés, son héritage demeure, vibrant et inspirant pour les générations à venir.

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