Une onde de choc s’est répandue dans les médias alors que les critiques fusent vis-à-vis du comic financé par l’USAID au Pérou, souvent désigné comme le « comic transgenre à 32 000 $ ». Derrière les apparences, cette initiative n’a pas pour but de promouvoir un agenda spécifique mais plutôt d’éclairer sur des questions de santé sexuelle à travers l’art narratif. Créée par une équipe transcontinentale, composée d’un écrivain américain et d’un artiste péruvien, cette bande dessinée n’est pas seulement un récit mais également un outil pédagogique, incarnant avec finesse la richesse de la diversité culturelle et les importantes discussions sociétales contemporaines. L’œuvre, nommée El Poder De la Educacion, constitue un plaidoyer pour la tolérance, démontrant ainsi la force de l’éducation par le biais de l’illustration.

L’affaire des 32 000 dollars : mythe ou réalité ?
Une polémique a récemment éclaté suite à des déclarations sur le financement par l’USAID d’un comic book transgenre au Pérou d’une valeur de 32 000 dollars. Cette initiative, supposément cautionnée par les États-Unis, a provoqué des remous considérables, notamment en raison des allégations selon lesquelles elle représenterait un gaspillage des fonds de l’USAID. La Maison Blanche s’est empressée de dresser la liste de prétendus financements aberrants, mentionnant spécifiquement ce projet éducatif involontairement diabolisé.
Un comic qui suscite le débat
Ce qui a été initialement qualifié comme un « comic transgenre » n’est pas exactement le reflet de son véritable contenu. Le livre, intitulé « Le Pouvoir de l’Éducation », a pour vocation d’éduquer grâce à la bande dessinée, abordant des thématiques de santé sexuelle ainsi que la promotion de la tolérance envers la communauté LGBTQ. Créé par l’agence de bandes dessinées Glass House Graphics, fondée en 1993, ce projet a vu sa portée voilée par les controverses et les malentendus.
L’aspect éducatif ignoré
Le livre ne se concentre pas uniquement sur la thématique transgenre, mais intègre des éléments divers allant de la littératie à la prévention de la violence urbaine. La vérité est que ce travail s’inscrit dans une démarche pédagogique où la bande dessinée devient un outil d’apprentissage. Pourtant, cette approche a suscité plus de critiques que d’éloges, et certaines figures politiques, comme celles présentes à la Maison Blanche, s’y sont opposées en qualifiant le projet de « propagande subventionnée ». Cet épisode met en lumière le défi persistant de traduire pleinement l’impact éducatif à un public souvent peu disposé à creuser au-delà des titres accrocheurs et sensationnels.