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Le créateur de « Mutts » dévoile les animaux qui ont donné vie à ses personnages

le créateur de « mutts » raconte comment les animaux qui l’entourent ont inspiré et donné vie à ses personnages emblématiques.

Avant la bande dessinée Mutts, Patrick McDonnell dessinait déjà un petit chien blanc. Ce compagnon réel inspira Earl, puis plusieurs animaux familiers nourrirent d’autres personnages. Le créateur raconte ainsi comment son quotidien devint une chronique tendre, drôle et engagée.

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Depuis son lancement, le 5 septembre 1994, la série suit Earl, un chien, et Mooch, un chat. Ses personnages puisent dans les souvenirs de Patrick McDonnell, dans ses proches et dans son attachement aux animaux. Pour situer la série, découvrez aussi l’histoire de Mutts et de ses héros. Cette vidéo présente l’univers de la bande dessinée et ses compagnons à quatre pattes.

le créateur de « mutts » dévoile les animaux qui ont inspiré ses personnages et raconte comment ils ont pris vie dans sa célèbre bande dessinée.

Mutts : les animaux derrière Earl et Mooch

Le chien qui inspira Earl était le premier compagnon canin de McDonnell. Avant la série, l’illustrateur travaillait pour des magazines et dessinait souvent un petit chien blanc. Un directeur artistique reconnut alors un Jack Russell terrier dans ses croquis. McDonnell chercha cette race à la bibliothèque, puis adopta Earl, son premier chien.

Le parcours d’Earl relie donc le dessin à la vie quotidienne de l’auteur. La joie de son chien devint le trait principal du héros. Earl aime les caresses sur le ventre et incarne une douceur espiègle. McDonnell résuma ce processus par une formule simple : son chien inspira le dessin, puis le dessin retrouva son modèle.

Le nom du héros vient aussi d’une amitié célèbre. McDonnell demanda conseil à Charles M. Schulz, créateur de Peanuts et surnommé Sparky. Schulz lui suggéra de choisir le nom de son propre chien. Le conseil relia ainsi Earl au quotidien de son auteur, sans détour ni recherche d’un nom spectaculaire.

Mooch entra dans la série comme un voisin félin, d’abord prévu pour quelques gags. Ce chat noir et blanc emprunte pourtant des traits aux chats de l’enfance de McDonnell. Il aime jouer avec une petite chaussette rose et s’accorde avec le tempérament candide d’Earl. Leur contraste nourrit les scènes, sans rompre leur amitié.

Les chats secourus et l’engagement de Mutts

Shtinky Puddin’ vient d’un sauvetage réalisé par Karen O’Connell, l’épouse de McDonnell. Elle trouva un chaton dans un parking de Jersey City, couvert de saleté. Son nez semblait noir, avant qu’un bain révèle sa couleur rose. Le nom associe cette première impression à un surnom plus doux, Puddin’.

Cette origine donne à la série un lien concret avec les refuges. Les animaux sans foyer apparaissent dans des récits consacrés à l’adoption et aux soins. En mai et novembre, Mutts publie aussi « Shelter Stories », une série dédiée aux refuges. McDonnell espère ainsi inciter des lecteurs à accueillir chiens ou chats.

Guard Dog montre cet engagement sous une forme plus dramatique. Le chien attaché dans une cour semblait d’abord jouer le rôle du méchant. McDonnell comprit vite que sa chaîne évoquait plutôt l’abandon et la souffrance. Après près de vingt ans, une fillette du voisinage l’adopta et le renomma Sparky.

Ce prénom rend hommage à Schulz, ami de McDonnell. La libération de Guard Dog reçut un accueil chaleureux des lecteurs, selon l’auteur. Le récit transforme un ressort comique en plaidoyer pour le soin animal. Il rappelle que chaque compagnon mérite une maison sûre et des gestes attentifs.

Les animaux réels prolongent la série

Les animaux de compagnie de McDonnell prolongent cette inspiration au quotidien. Nooch, chat jadis errant, a rejoint le foyer après son arrivée dans le jardin du couple. Rusty Jenkins, croisé Jack Russell âgé de dix ans, fut adopté dans un refuge. Ces parcours familiaux nourrissent le regard de l’auteur sur les chiens et les chats.

La série paraît dans plus de 700 journaux, répartis dans vingt pays, selon les données fournies. Plus de trente ans après ses débuts, ses racines restent modestes : un chien, des souvenirs et un carnet de dessin. Mutts relie ainsi une anecdote intime à une défense publique de l’adoption.

le créateur de « mutts » révèle les animaux qui ont inspiré ses personnages et raconte comment ses compagnons ont contribué à leur donner vie.