in

Des humoristes accusent de faux comptes IA viraux de leur voler leurs blagues mot pour mot pour faire leur promotion…

des humoristes accusent des comptes viraux générés par ia de reprendre leurs blagues mot pour mot afin de gagner en visibilité et de se promouvoir.

Sur Instagram, deux humoristes dénoncent des avatars artificiels qui reprennent leurs blagues mot pour mot. Ces faux comptes IA cumulent des centaines de milliers d’abonnés. Leurs vidéos virales relancent le débat sur le plagiat, les droits d’auteur et la promotion frauduleuse.

🔥 Nous recommandons BDFugue

Retrouvez toutes vos BD préférées, mais aussi vos mangas et comics parmi les 80 000 références neuves disponibles sur BDFugue. Mieux, si vous ne trouvez pas votre bonheur dans le catalogue des titres neufs, vous trouverez des pépites épuisés sur leur place de marché dédiée.

George Brett Olson et Julia Jasunas décrivent deux cas précis, avec des blagues copiées et des avatars réalistes. Leurs témoignages mettent en lumière la frontière entre création et copie sur les réseaux sociaux. Les deux humoristes disent n’avoir reçu aucun soutien de Meta. Notre dossier sur l’intelligence artificielle et les réseaux sociaux examine ces nouveaux usages.

Ces vidéos illustrent les accusations portées par les artistes. Une recherche vidéo permet aussi de retrouver leurs prises de parole publiques.

des humoristes accusent des comptes viraux générés par ia de reprendre leurs blagues mot pour mot pour se promouvoir, relançant le débat sur le plagiat.

Des blagues copiées par des faux comptes IA

Le dossier sur le plagiat numérique éclaire les accusations formulées par les deux artistes. George Brett Olson a repéré un compte Instagram suivi par près de 300 000 abonnés. L’avatar féminin reprend une de ses blagues mot pour mot. Le décor de scène et la tenue rappellent aussi ceux de sa vidéo.

Olson a décrit le cas dans une vidéo publiée sur ses réseaux sociaux. Sa plaisanterie visait l’intelligence artificielle et ses effets possibles sur l’emploi. Elle évoquait aussi Mark Zuckerberg, cofondateur de la société mère d’Instagram. L’artiste juge l’affaire particulièrement ironique, puisque sa blague portait sur cette menace.

Un avatar artificiel reprend aussi le style de scène

Le personnage virtuel possède également une page OnlyFans, selon Olson. Ce détail relie le contenu viral à une logique de promotion commerciale. L’avatar ne se limite donc pas à reproduire une voix ou un texte. Il imite aussi les codes visuels des humoristes, ce qui brouille l’origine de la performance.

Julia Jasunas a publié un autre exemple quelques jours plus tard. Le compte concerné affichait près de 250 000 abonnés, selon son témoignage. La vidéo reprenait une de ses blagues et une remarque adressée à une personne du public. Jasunas a aussi comparé l’avatar à Lara Croft en tenue très courte.

Meta face au plagiat et aux droits d’auteur

Le média britannique Chortle a relevé d’autres reprises sur le compte cité par Jasunas. Parmi les humoristes concernés figureraient Char Ramtin, Olivia Carter et Hannah Berner. Jasunas dénonce des femmes artificielles peu vêtues, associées à des blagues copiées. Elle estime que les vues peuvent générer des revenus, puis diriger le public vers OnlyFans.

Les comptes visés n’ont pas répondu aux demandes de commentaire rapportées par Chortle. Olson et Jasunas disent n’avoir obtenu aucune aide de Meta. Olson reproche à la plateforme de ne pas mieux protéger les œuvres originales. Il estime que les règles actuelles ne sanctionnent pas clairement ces copies.

La plateforme promet d’examiner les copies intégrales

Adam Mosseri, responsable d’Instagram, a répondu dans un commentaire public. Il ne juge pas réaliste d’interdire toutes les créations par intelligence artificielle. Il dit toutefois vouloir étudier les copies massives et mieux orienter le trafic vers les créateurs de contenu. Un porte-parole de Meta ajoute que le problème touche aussi YouTube et TikTok.

Ces propos ne précisent pas encore quelle mesure protégera les artistes. Le débat dépasse la seule question des droits d’auteur. Il concerne aussi la visibilité des œuvres originales et la confiance du public. Quand une vidéo imite une scène de stand-up, les spectateurs peuvent croire à une véritable prestation.

Les spectacles vivants comme réponse directe

Jasunas invite son public à assister aux spectacles sur scène. Elle rappelle que les humoristes publient souvent des extraits pour attirer des spectateurs en salle. Une représentation permet de voir le travail, le rythme et les réactions du public. Ces éléments donnent une valeur humaine qu’un avatar ne peut pas reproduire.

Le vol de blagues expose donc une tension nette : les réseaux sociaux diffusent les artistes, mais facilitent aussi leur imitation. Pour Olson et Jasunas, soutenir les humoristes passe aussi par leurs spectacles. Face aux faux comptes IA, l’origine d’une blague mérite autant d’attention que sa popularité.