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« Lanterns » : un duo de super-héros qui éclaire l’aventure sans miser sur le vert

« Lanterns » déplace les Green Lanterns loin des batailles cosmiques habituelles. La série DC transforme leur mission en enquête policière, au cœur du Nebraska. Son duo mise sur les caractères, la tension et la lumière plutôt que sur le vert.

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Disponible au complet sur HBO Max, la série suit Hal Jordan et John Stewart après un meurtre à Rushville. Cette intrigue ancrée dans l’Amérique profonde révèle peu à peu les règles d’un récit de super-héros. Pour mieux saisir son parti pris, voici les raisons de découvrir Lanterns. La bande-annonce donne un premier aperçu de cette aventure, entre polar terrestre et cosmos.

Lanterns transforme Green Lantern en polar

Une enquête au Nebraska donne à la série son cadre immédiat. Hal Jordan, vétéran incarné par Kyle Chandler, intervient après un meurtre à Rushville. John Stewart, interprété par Aaron Pierre, le seconde comme nouvelle recrue. Leur affaire locale ouvre bientôt sur un mystère plus vaste.

Le polar guide le récit, sans effacer l’identité des deux héros. L’anneau demeure au cœur de leur mission, avec ses pouvoirs liés à la volonté. Mais la série préfère les échanges tendus aux démonstrations spectaculaires. Cette retenue explique le choix d’un univers moins vert que prévu.

Hal Jordan et John Stewart, deux méthodes

Un mentor face au rookie forme le ressort humain de l’histoire. Jordan connaît les règles, mais son assurance frôle souvent l’arrogance. Stewart apprend vite, tout en refusant les réflexes de son supérieur. Leurs désaccords donnent du rythme à une enquête qui avance par étapes.

Leur conflit nourrit l’aventure sans fabriquer une amitié artificielle. Les deux hommes partagent une mission, pas toujours une méthode. Kyle Chandler a décrit une relation de travail fondée sur un objectif commun, malgré des façons de s’exprimer différentes. Cette opposition rend le duo plus crédible.

Une série DC portée par ses personnages

Des créateurs aux univers distincts ont façonné cette approche. Chris Mundy, connu pour Ozark et True Detective, a travaillé avec Tom King et Damon Lindelof. Ce dernier a notamment dirigé l’adaptation télévisée de Watchmen. Leur expérience aide la série à conjuguer émotion, polar et fidélité aux comics.

Leur ambition vise plusieurs publics, au-delà des lecteurs familiers de DC. Chris Mundy expliquait vouloir rendre l’histoire accessible, sans négliger les détails appréciés des connaisseurs. Le titre Lanterns, sans le mot « Green », accompagne ce choix. Il place d’abord le duo au centre du récit.

Un accueil d’abord partagé, puis un succès

La bande-annonce a divisé les fans avant la sortie de la série. Certains reprochaient aux costumes leur sobriété et demandaient où se trouvait le vert. D’autres regrettaient l’absence de masque ou d’effets lumineux plus visibles. Ces critiques visaient surtout l’écart avec l’imagerie classique de Green Lantern.

Les chiffres ont ensuite changé le regard sur ce pari créatif. Le premier épisode a cumulé environ 9,3 millions de vues en trois jours, selon les données fournies. Ce lancement a marqué un record pour une production DC sur HBO Max. La série a donc trouvé son public sans reprendre les codes attendus.